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Marchand de biens : Quelle structure juridique choisir pour ne pas se brûler les ailes ?

  • franceinvestissement
  • 23 févr.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 13 mars

Chaque jour, je rencontre des porteurs de projets ambitieux, prêts à se lancer dans le métier passionnant de marchand de biens. Et presque à chaque fois, la même question angoissante revient :  "Quelle structure juridique choisir ?"  C'est une étape qui peut sembler complexe, un peu, pourtant, ce choix est la fondation de votre future activité. C'est votre armure : elle protège votre patrimoine personnel, optimise votre fiscalité et conditionne votre développement.


 Pourquoi ce choix est-il si crucial ? Avant de plonger dans les options, comprenez bien les trois enjeux majeurs de votre statut :


  • Votre Protection :  En cas de pépin sur une opération (un vice caché, un budget travaux qui explose...), est-ce que les créanciers peuvent venir saisir votre maison et votre voiture personnelle ? La réponse dépend entièrement de votre structure.

  • Votre Fiscalité :  Comment serez-vous imposé sur les belles plus-values que vous allez générer ? L'objectif est de payer le juste impôt, sans voir vos bénéfices fondre comme neige au soleil.

  • Votre Développement :  Votre structure vous permettra-t-elle de réinvestir facilement vos gains, de vous associer ou d'attirer des investisseurs pour voir plus grand ?


Pour une activité d'achat-revente, on se tourne quasi systématiquement vers une société commerciale qui limite votre responsabilité.

Les deux options sont la SAS et la SARL. La Société par Actions Simplifiée (SAS) est aujourd'hui la grande favorite des marchands de biens, et ce n'est pas un hasard.


Avantages :


  1. Protection maximale :  Votre responsabilité est limitée au montant de vos apports. Votre patrimoine personnel est à l'abri.

  2. Statut protecteur du dirigeant :  En tant que Président, vous êtes "assimilé-salarié". Vous bénéficiez de la même protection sociale qu'un salarié classique (sauf l'assurance chômage). C'est rassurant.

  3. Flexibilité des dividendes :  C'est son super-pouvoir ! Vous pouvez vous verser un petit salaire pour la couverture sociale, et prendre le reste de vos bénéfices sous forme de dividendes, qui subissent des prélèvements sociaux bien plus faibles.

  4. Grande liberté statutaire :  Vous pouvez organiser les règles de fonctinnement comme vous le souhaitez, ce qui est idéal si vous prévoyez de vous associer plus tard.



Exemple concret : Anissa se lance seule (en SASU). Pour sa première opération, elle dégage 40 000 € de bénéfice. Elle se verse un petit salaire de 1 500 €/mois, ce qui lui ouvre des droits à la sécurité sociale et à la retraite Elle laisse 15 000 € dans la société (qui seront taxés à l'Impôt sur les Sociétés à taux réduit) pour financer son prochain apport. Le reste, elle se le verse en dividendes avec une fiscalité optimisée (la fameuse "flat tax" à 31,4%). Résultat :  Elle se protège, prépare l'avenir et optimise sa rémunération.

 

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Yves CLERC



 
 
 

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